Un décès découvert tardivement transforme un logement en zone à risque biologique. Les fluides traversent les revêtements, la faune nécrophage s'installe, l'odeur imprègne les plâtres, les bois et les circuits de ventilation. Aucun produit ménager courant ne traite cela, et aucun proche ne devrait avoir à s'en charger.
Nous prenons le relais dès que les opérations de police et de levée de corps sont terminées. Notre rôle est technique : sécuriser, décontaminer, déposer ce qui ne peut pas être sauvé, neutraliser l'odeur à la source plutôt que la masquer.
Nous travaillons régulièrement avec des notaires rennais, des agences de la place et des familles installées loin de la Bretagne, qui ne peuvent pas se déplacer immédiatement. Dans ce cas, nous documentons chaque étape par écrit et par photographies.
Rennes, ses logements anciens et ses successions à distance
Une part importante de nos interventions concerne des maisons de famille en première couronne — Cesson-Sévigné, Saint-Grégoire, Chantepie — ou des appartements du centre occupés depuis trente ou quarante ans par la même personne. Les héritiers vivent souvent à Paris, Nantes ou à l'étranger, et découvrent le bien plusieurs jours après.
Le parquet ancien, très présent dans les immeubles rennais du XIXᵉ siècle, est un support poreux : il absorbe et diffuse. Le lambourdage et parfois le plancher doivent être déposés, ce que nous évaluons dès la visite pour éviter une seconde intervention un mois plus tard, quand l'odeur revient.
L'humidité relative élevée du bassin rennais entretient enfin les résidus odorants. La ventilation seule ne suffit jamais : nous associons décontamination, traitement de choc de l'air et neutralisation moléculaire.