Repeindre un mur noirci sans traiter ce qui l'a noirci revient à cacher un problème pendant six mois. Dans le bassin rennais, où l'humidité relative extérieure dépasse régulièrement 85 % de novembre à mars, un traitement de surface seul ne tient jamais.
Notre approche commence par un relevé : hygrométrie ambiante, température de paroi, point de rosée, présence ou non de remontées capillaires, état des grilles de ventilation. Ce relevé détermine si nous sommes face à de la condensation, à une infiltration, à une remontée par le sol, ou aux trois à la fois.
Vient ensuite la décontamination proprement dite : retrait mécanique du mycélium, traitement fongicide rémanent, assainissement de l'air, puis correction des points qui entretenaient le phénomène.
Pourquoi Rennes concentre ces situations
Le bâti ancien du centre — pierre, terre, enduits à la chaux — respirait naturellement. Les rénovations récentes y ont souvent ajouté des isolants étanches, des menuiseries parfaitement jointives et des enduits ciment. Le mur ne peut plus sécher vers l'intérieur, la vapeur se condense sur les points froids, et le salpêtre remonte en bas de cloison.
Dans les copropriétés des années 60-70, le problème est différent : ventilation mécanique sous-dimensionnée ou obstruée, ponts thermiques en nez de dalle, et des logements de plus en plus occupés en continu. La salle de bain et la chambre nord sont les deux pièces qui parlent en premier.
Enfin, les caves et sous-sols de tout le secteur Vilaine subissent des variations de nappe. Un sous-sol de pavillon à Chantepie ou Noyal-Châtillon-sur-Seiche peut passer de sec à saturé en une semaine de pluie soutenue.